Difficile de trouver la motivation pour aller rouler ce dimanche matin. Difficile de trouver l'énergie aussi. Difficile de supporter cet hiver qui semble ne plus se terminer ; cette crise sanitaire qui n'en finit plus, ce quotidien sans surprise. Les habitudes, la routine. Le temps passe et il ne se passe rien. Je finis même par espérer qu'il ne se passe plus rien. Au moins, dans ce cas, il n'y a plus rien à attendre. Pourtant j'attends.

 

C'est donc en mode "automate" que je suis monté sur mon VTT au départ du stade de La Valmasque hier, alors que 30 minutes plus tard, c'est mon ami François qui lui roulait seul au départ d'une sortie de notre club "Roquefort Riders Club". Il faut croire que l'humidité et le froid en découragent plus d'un !

Pas question de forcer. Juste pédaler pour ne pas avoir froid et ne pas rester tanker dans la voiture à regarder 11 ados taper dans un ballon sans motivation. Et comment pourraient-ils être motivés ? La compétition est à l'arrêt depuis 1 an !

Après 20 minutes de roulage tranquille, j'avais déjà le cul trempé. Mes chaussures jaunes fluos ne reflétaient plus que le marron d'une boue omniprésente et mes orteils semblaient ne plus exister, pétrifiés par l'eau glacée que la terre ne veut plus boire.

 

 

Le soleil aurait du être au rendez-vous, je l'attendrai encore une bonne heure. Il me réchauffera quand je serai de retour à la voiture, en même temps que le diesel qui tourne. Quoi ? Mes principes écologiques ? "Keut fout !"

Et puis plus j'étais chaud, plus je me rendais compte que les jambes tournaient bien. J'en profitais pour prendre des itinéraires jusque là inconnus et je retrouvais du plaisir à rouler.

La recherche du plaisir, des plaisirs ; c'est devenu un lietmotiv !

 

 

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