D'après le très célèbre dictionnaire Larousse : "Sensationnel"  ; Qui produit une impression de surprise, d'intérêt, d'admiration. Et je ne vais pas contredire la référence de la langue française, mais j'ai un tout autre concept, surtout depuis ce matin si je l'applique au VTT.

"Sensationnel" ne se dirait-il pas également d'un acte qui produit tout simplement des sensations ? Qui éveille les sens ? Bien au-delà de la "surprise", de l'"intérêt" ou de l'"admiration" ?

Là vous êtes en train de vous dire :

Hey ! Le Bertrand il nous prépare un cours d'étymologie ou quoi ? Il va bien être chiant à lire son compte-rendu !

Que nenni mes amis ! Je veux juste vous faire comprendre que ce matin, j'ai fait le plein de sensations. 

Après un petit café bien corsé, avalé avec mes amis Jean-Luc & François (les deux derniers du groupe WhatsApp "Roc4Ride" à ne pas avoir désactivé leurs notifications si j'ai bien compris) ; nous nous sommes élancés derrière notre Guide Suprême : le premier nommé. "Suprême", mais pas "spirituel" ; car en ce moment, même en pédalant son esprit est fixé sur sa batterie acoustique et les difficultés de maîtriser son charleston. On n'avait pas roulé 5 Km qu'il stoppait au milieu de nul part pour nous faire une dissertation sur la désynchronisation des membres, mais pas du cerveau, pour arriver à rester mélodieux sur sa grosse caisse et sa caisse claire. Avec François, je pense qu'on est d'accord ; il ne l'est pas (clair). Du moins dans sa tête !

Et puis derrière il enchaîne avec un cours de pilotage et de choix de trajectoire que je me suis régalé à suivre. Là il a raison le pin's : pas la peine de bourriner pour arriver à claquer un temps. Il suffit juste d'être propre et de ne pas commettre d'erreurs. Et je crois bien que je commence à bien sentir cette nouvelle tenue de route ; ce rail ; qu'ont engendré le changement quasi simultané de mes roues, de mon axe et de ma fourche. Sur le segment en question "Pibou's Trail", j'égalise mon PR sans forcer. Presque en roue libre même alors que j'aurais pu pédaler un chouia pour gagner en vitesse. Mais prendre plus de risque d'aller à la faute aussi. "C'est juste une question d'équilibre" il chantait le troubadour du Sud-Ouest.

Derrière, je tentais le franchissement de la belle marche en montée au niveau de la barrière de la piste Nord du Camp Tracier. C'est passé comme une lettre à La Poste alors que j'aurais vraisemblablement laissé quelques dents de grand plateau dessus avec mon ancienne fourche. C'est indéniable, j'ai gagné en garde au sol.

Un peu plus loin, Jean-Luc plongeait dans "Castellas sans pitié". Un monotrace que je n'ai emprunté que 2 fois auparavant. Une fois avec le Heckler et j'en avais chié. Une seconde fois avec le Kern d'origine et j'en avais plutôt bavé. Cette troisième tentative a été bien mieux maîtrisée. Quelques erreurs de trajectoires, mais j'ai lâché les freins quand je me suis retrouvé dans l'ornière et les 150mm de débattement devant ont fait le reste. Je n'avais juste qu'à serrer un peu plus fort mes poignets et "laisser glisser" ; n'est-ce-pas François ?

Sur la seconde portion de ce segment, j'ai pris confiance. Je me sentais très bien et j'ai fait "le plein des sens". J'ai gueulé comme un gamin dans un manège à sensations ; j'étais trop heureux du comportement surprenant de mon Kern. Ce récent upgrade l'a littéralement transcendé, et moi avec il faut croire.

Arrivés sur la route de La Colle, mes deux compères ont tergiversé. Une demie seconde. À savoir s'ils prenaient immédiatement le chemin du retour pour aller bosser ou s'ils continuaient leur chemin. Rapidement on s'est engouffré dans la montée de la piste des Terres-Blanches pour se laisser glisser ensuite dans un coin que je connais peu mais que j'apprécie pourtant toujours situé sur la rive droite du Loup au niveau de la base de canoë, au-dessus des falaises. Jadis un terrain de jeu des enduristes moto.

Par de nombreux petits singles tortueux et quelques belles ronces en travers, nous sommes remontés vers la piste de La Vanade. À son sommet, Jean-Luc ne pouvait faire autrement que de manifester sa joie et tout "l'honneur" qu'il avait d'être en notre compagnie !

 

Pour ma part, je profitais d'un superbe panorama sur la Côte et la Grande Bleue pour essayer de faire un beau cliché de mon nouveau jouet afin de l'exposer en en-tête de mon blog. Mais c'était sans compter sur l'empressement de François et Jean-Luc pour retourner travailler. Poussé prématurément à repartir, j'en loupais mon cadrage. Des graminées masquent une partie de mon VTT ; et non des moindres puisque c'est la fourche ! Vraiment dommage car l'éclairage naturel était de circonstance. Le soleil envoyait même comme qui dirait ses "rayons célestes" sur mon Kern ! Je devrai donc m'y recoller. Tranquillement.

 

De toute façon, à bien y réfléchir, j'étais un peu pressé moi aussi. J'avais l'estomac au fond des talons. Encore des sensations, mais de celles que j'aime moins.

Rentré au bercail, j'étais si content de ma monture que je l'ai bichonnée. D'autres s'y collent après chaque sortie (et ils ont entièrement raison !) ; moi c'est plutôt rare. Par manque de temps. Mais du temps pour mon vélo j'en ai en ce moment. Alors j'en profite et je recharge mes accus avant la rentrée.

S'il y a une rentrée ; si vous voyez ce que je veux dire...

 

 

 

 

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