Mes vacances paraissent déjà si loin ! Pourtant il faut bien que je vous raconte mes 3 sorties de vélo de route pendant mon séjour en Sardaigne. J'espère donc que les souvenirs vont me revenir en rédigeant ces quelques lignes...

 

 

Jour 1 : Cala Gonone - Dorgali - Galtelli - Oroseï - Dorgali & retour.

Cala Gonone est une petit cité touristique niché tout en bas d'une crique dominée par un col. Une seule route en lacets pour y arriver et en sortir et 700m de dénivelé. Même le centre-ville est pentu ! Autant dire que le départ à froid après le petit-déjeuner n'est pas aisé.

J'ai donc commencé par gravir ce col régulier et qui plus ai avec un enrobé tout neuf. Bref le rendement est plutôt bon. Au sommet, après un long tunnel, deux solutions : à gauche la direction de Cagliari, à droite celle de Dorgali dont Cala Gonone dépend. J'ai opté pour la seconde option avec l'idée de faire une boucle via Galtelli que je rejoignais relativement facilement puisqu'il n'y a pratiquement que de la descente et des portions de plat assez roulants. Idem pour pousser jusqu'à Oroseï.

Là, les choses se sont un peu compliquées car la route pour remonter sur Dorgali était barrée, en chantier. Mais c'était sans compter sur mon italien de surveillant de copropriété Monégasque auprès des ouvriers qui finalement me laissaient passer. La route à moi tout seul sur 20 bornes. Sauf que je n'avais plus d'eau. La météo était pourtant mitigée, mais les températures aux alentours de 25 ou 26°C avec un vent à décorner les boeufs. Sauf qu'ici l'image est proche de la réalité, les boeufs n'ont que la peau sur les os, tout comme les ânes, les chiens et les chats.

J'interpelais un peu plus loin un jeune en train de nettoyer sa voiture au Karcher dans la cour d'une société de transport de graviers, en me disant qu'au pire il me mets le plein de pression dans le bidon, quitte à tout faire déborder. Mais non, dans son cabanon un peu plus loin il y avait de l'eau fraîche en bouteille et c'est tout fièrement qu'il m'en a proposé. Peut-être a-t'il cru que j'étais un champion ?

Bref, je remontais sur Dorgali et il ne me restait plus qu'à emprunter le toboggan vers Cala Gonone pour rejoindre ma famille à l'heure du déjeuner.

 

 

 

 

Jour 2 : Cala Gonone - Urzuleï & retour.

Et oui, si les routes entre chaque bourgade d'importance sont goudronnées, dès qu'il s'agit des axes secondaires, la plupart sont des pistes plus ou moins caillouteuses. Ce qui explique que la plupart des Sardes roulent en 4x4.

Pour cette journée, je suis donc remonté à froid en haut de mon col, mais pour bifurquer à gauche au sommet, direction Cagliari. 38 Km plus loin, via une route tout en balcon au-dessus des terres intérieures où il n'y a rien de plus à voir que la garrigue, l'herbe brulée par le soleil, des murets de pierres sèches, des oliviers amaigris, des figuiers qui peinent à trouver de l'eau et des cactus et leurs figues ; je rejoignais Urzuleï. Village perdu au milieu de nul part et où tout est dépeuplé à des kilomètres à la ronde. J'y trouverais tout de même un bar ouvert pour mon soda rondelle habituel et même une part de gâteau maison à base de pâte aux noisettes. Vous voyez le truc ?

Et je suis rentré par cette même route ; la seule ; l'unique.

 

 

 

Jour 3 : Cala Gonone - Dorgali - Oroseï - Galtelli - Dorgali & retour.

La même boucle que le "jour 1", mais en sens inverse et en écourtant d'une vingtaine de kilomètres via une route secondaire que je découvrais ; contre toute attente ; goudronnée. Je profitais du gain de temps sur la sortie pour l'offrir une bière à Dorgali avant de quitter la Sardaigne le lendemain matin.

 

 

 


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