Retour sur l'anneau Louison Bobet

L'hiver approche, les jours raccourcissent ; et bientôt la saison du home-trainer et de Zwift. En attendant que le froid s'installe véritablement, j'ai eu l'idée de retourner sur l'anneau cyclable de Cannes-La-Bocca. Et j'ai proposé dimanche matin (alors que la météo devait déjà être incertaine) aux membres du R4RC de m'y rejoindre ; pour une découverte.

 

Benjamin, Fabrice et un tout nouveau membre : Matthieu (non pas celui qui doit m'envoyer un SMS avec les coordonnées de sa patronne ; un autre) m'accompagnaient donc jusqu'au Stade Maurice Chevalier et entamaient leurs premiers tours de roues sur un bitume déserté. Le vélodrome pour nous 4.

Je leur expliquais tout de même les quelques règles tacites qui régissent la pratique du vélo sur piste puis nous nous élancions sous un ciel de plus en plus sombre, mais pas encore de pluie.

Grave erreur pour une reprise, je soumettais l'idée d'accélérer l'échauffement au cas où l'orage (annoncé, je vous le rappelle) éclaterait soudainement. Sans attendre la réponse, j'envoyais un peu plus de watts en prenant la tête du groupe. Pour 2 tours comme j'en avais pris l'habitude l'année dernière. Sauf que là, pas assez chaud, je me suis vite cramé. Après 10 tours environ, je ressentais les premières crampes dans le mollet droit, et même un début de contracture derrière le genou. J'ai préféré stopper et en profiter pour prendre des photos de mes compères ; histoire d'alimenter les réseaux sociaux du club.

 

 

Mécontent de ma prestation, j'y suis retourné hier soir ; profitant d'un nouvel entraînement de foot de mon fils à Mougins. Je n'y suis pas allé en douce, j'ai à nouveau avisé mes compères, mais je me suis retrouvé seul. Pas longtemps. Sur place, il y avait foule ! Un beau peloton mené tambours battants par le club de triathlon de Mandelieu. J'ai pris le temps de m'échauffer correctement et attendu de voir si ma contracture me donnait des signes de rappel. Ce qui n'a pas été le cas.

Quand le train est arrivé et que je me sentais prêt pour l'effort, je l'ai pris en marche en me callant tout dernier. Et rapidement, je me suis rendu compte qu'avec la même débauche d'énergie qu'à l'échauffement, j'étais obligé parfois de donner un coup de patin. J'étais aspiré. Petit à petit, je suis remonté dans les premières places, prêt à prendre les relais si besoin, si devant on dédaignait s'écarter. Mais ça ne s'est pas passé ainsi, personne ne semblait revendiquer être la locomotive du peloton. Et pourtant j'avais envie d'accélérer encore !

J'ai pris l'extérieur. J'ai pris ma vitesse de croisière et doublé le peloton. Je n'ai pas osé me caler juste devant les deux ouvreurs, d'ailleurs ils discutaient. Et moi parti 10, puis 15 puis finalement 50m devant comme un jeune débutant inexpérimenté ; j'ai vite compris qu'il fallait que je force à nouveau ; comme pendant l'échauffement. Deux tours après, j'avais réintégré le peloton. Ah ils ont du bien se marrer les triathlètes !

En fin de séance, ça roulait assez vite. Je n'ai pas pris le temps de voir les pointes de vitesse, mais j'ai bien compris que l'entraînement était bien structuré par un chef d'orchestre. Ce même chef de file qui est presque venu me percuter pour se placer derrière l'un de ses dauphins sans que je ne comprenne vraiment pourquoi, m'obligeant à freiner. Quelques tours après il recommençait en me faisant un signe du bras cette fois. Pourquoi se placer derrière le même mec et pas derrière moi ? Elle est pas bonne à sucer, ma roue ?

 

J'ai dit "ma roue" ! ;)

 


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