Pour ceux qui l'ignoreraient, je commence aujourd'hui une période peu propice à l'activité sportive de groupe. Je bosse pour 3 semaines consécutives d'après-midi (au lieu du matin habituellement). Au-delà du fait que mon horloge chrono-biologique est complètement déboussolée en telle circonstance, je compte tout de même m'astreindre à quelques sorties de vélo en tout début de matinée. Elle seront d'ailleurs peut-être plus facile à organiser ; si l'un d'entre vous veut m'accompagner ; à partir du 8/08 car je serai seul jusqu'au 21.

 

Et pour commencer ce sacerdoce, je me suis mis en condition idéale mentalement : j'ai défié mon frangin sur un golf de 9 trous à La Vanade.

Aucun de nous deux n'avait retouché un club depuis notre partie de Valberg fin juin, et c'est plutôt l'esprit décontracté que nous sommes arrivés sur le fairway ce matin à 9h30. Tellement décontractés qu'on ne s'est même pas octroyé un petit saut de balle au practice. La faute à la nécessité d'assouvir un besoin naturel. Ce genre de truc, on ne sait jamais vraiment combien de temps ça va prendre, et surtout il ne faut pas forcer les choses, sinon ça prend une éternité.

On a tapé ; mon frère et moi ; au fer 5 d'entrée. Tenter le driver à froid après 1 mois sans golf ; c'est aller au casse-pipe et prendre des risques insoupçonnés sur le gain de la partie. Parce que entraînés ou pas, on ne se met pas moins pour autant la pression !

Le match a été serré. Si Arnaud prenait l'avantage d'un coup au départ, j'en grapillais 3 ensuite au trou N°3. Il en reprenait 1 au 4 ; j'en reprenais 2 au 6 puis 1 au 7. J'avais donc avant le trou 8 un petit avantage. Mais c'était sans compter sur un coup d'approche bien trop long au sandwedge qui me fait traverser le fairway sur la partie basse du green et qui vient s'arrêter dans la rigole au pied du départ du trou N°3 en face. Je droppe une fois. Ma balle tombe dans une seconde rigole de l'autre côté des arbres qui m'empêchaient de viser le green du 8. Je droppe une seconde fois  : ma balle vient se poser dans le fringe à 20m du drapeau. J'y jouerai mon 8ème coup.

Là ; plus décontracté du tout du coup. Je pense assurer avec mon putter, mais je suis tellement stressé que ma balle roule sur 5m au maximum. Reste 15m. Là ; pour mon 9ème coup, je sors "le putt du siècle" qui se pose à 10 cm du but. Plus qu'à pousser au fond mais il est trop tard : une croix.

Au dernier trou, un calcul rapide et mental me laisse penser qu'Arnaud a un point d'avance sur moi ; sans que nous en soyons sûr l'un et l'autre. Je crois surtout qu'on avait pas trop envie d'en parler et plutôt de se concentrer sur ce dernier trou. Si le score était en faveur d'Arnaud, je ne m'avouais pas du tout vaincu. Il me suffisait de lui mettre la pression d'entrée, même en jouant après lui.

Je ne sais pas avec quoi il a joué son premier coup, mais c'était faiblard. Assuré, mais faiblard. Sa balle tombe plein fairway et ne touche aucun arbre, bénéficiant d'une pente à son avantage, elle stoppe à une trentaine de mètre du green. J'opte pour la toute première fois sur ce trou pour le pitch en m'inspirant du Maître et esthète Matthieu. Joli missile qui vient se poser dans le fringe 5cm devant le green, plein axe. Arnaud prend immédiatement la pression comme je m'y attendais. (Je le connais bien le frangin quand même ; hein ?). Il sort son sandwedge et toppe trop sa balle qui au lieu de s'élever un peu par à fond les ballons et en rase-motte traverser tout le green et franchir la petite bosse du fringe pour s'arrêter juste avant le hors-limite ! J'assure d'un coup de putter mon approche ; ma balle stoppe à un petit mètre du drapeau. le par reste possible, mais il me faudra prendre mon temps et me concentrer apaisé. Pour cela une nouvelle petite défaillance du frangin m'aiderait beaucoup psychologiquement. Il garde son sandwedge et me sort une approche de dingue. Sa balle s'arrête à 20cm du but ! Je n'ai plus le choix si je veux au mieux égaliser : je dois renter mon putt. Juste un tout petit peu trop fort et un peu trop à droite du drapeau ; c'est la virgule ! Puis nous poussons nos balles au fond du plot.

Je m'incline d'un point.

 

 

Et je reste interrogatif quand à la décision de mon frangin après son premier coup de fer 7 au trou N°6 qui part dans les arbres à droite et qui dévale vers le green du trou N°5. Il y tapera 2 coups pour tenter de revenir sur le fairway en lieu et place d'y monter balle en main pour dropper ! Ce qu'il fera finalement. 2 coups perdus.

Je mérite amplement ma défaite. Et mon niveau de jeu sur cette partie reflète simplement mon manque d'entraînement. Comme d'habitude d'ailleurs. J'aurais certainement le temps de me rendre au practice durant ces trois semaines de travail d'après-midi...

 

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