Mettre les gaz et libérer l'homme

J'étais parti à l'assaut du Col de l'Êcre avec la ferme intention de me mettre dans le rouge après avoir constaté que mes dernières sorties s'étaient plutôt déroulées en mode "rando pépère". Loin de moi l'idée de les rejeter, j'ai juste besoin assez régulièrement de me défouler pour de bon. C'était mon choix ce lundi en fin d'après-midi...

Sauf que dès les premiers hectomètres je commençais à ressentir un point de côté alors que j'étais encore en plein échauffement et que je n'avais pas encore atteint le collège du Rouret. Je me sentais vraiment mal, essoufflé, fatigué. Je poursuivais cependant sans trop accélérer. Juste terminer mon échauffement avant d'attaquer l'ascension (que j'aime de moins en moins sur ce versant) vers Gourdon.

Arrivé à Pré-Du-Lac, je mettais en marche la machine. Toujours ce GPS qui bipe pour me rappeler qu'il y a ce perpétuel #ConcoursDeQuéquettes. Mais je ne m'en laissais pas griser. Je n'avais rien contre un petit PR surprise jusqu'à Gourdon, mais le but de cette sortie était quand même d'atteindre le col.

J'ai pris mon rythme de croisière avec mon point de côté, des ballonnements, des gargouillis. Avec du temps pour réfléchir pour oublier les pentes les plus abruptes, j'en suis venu à regretter de ne pas être allé à la selle avant de quitter mon domicile. Ça aurait résolu mes petits désagréments.

C'est sans aucune idée de mes performances que je dépassais le rond point de Gourdon pour entamer l'ascension du Col de l'Êcre. C'est aussi lors de cette seconde partie que j'ai pu commencer à flatuler. Et plus le temps passait, plus je me sentais mieux sur le vélo. Le col est apparu à mes yeux alors que j'étais désormais complètement relâché.

J'aurais largement eu le temps de basculer vers le Col du Ferrier pour rejoindre Saint-Vallier et redescendre par Grasse, mais j'avais un peu la crainte de la suite de mes opérations intestinales. Vous savez comment ça fonctionne, non ? J'ai donc opté pour revenir sur Gourdon en faisant la boucle par le Chemin des Claps. Une route très agréable car avec peu de voitures, mais dont le rendement est vraiment mauvais. Et puis en cas d'urgence, il y avait de l'espace et de la quiétude autour de moi.

Mais ça n'a pas été nécessaire. Je me sentais même de mieux en mieux. Je prenais alors le temps d'immortaliser le radôme, d'enfiler un coupe-vent car le ciel était encore mitigé, puis de m'élancer dans la descente du col, de dépasser Gourdon et de rentrer à la maison.

 

 

Je pouvais alors me servir une bonne bière autour de ma piscine tout en regardant mes statistiques. Rien d'exceptionnel, si ce n'est un commentaire d'un de mes abonnés qui a rapidement compris le sens caché de mon titre sur ce post #Strava.

Oui ; j'ai libérer les gaz. Mais l'homme ne s'est pas fait mettre. ;)

 

 


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