Malheureusement, je ne pouvais enfourcher mon Romet qu'à partir de 10h00 hier matin. La faute à une soirée BBQ entre amis la veille qui s'est terminée un peu trop tard pour que je me saque du pieu à 7h00, et à une première balade d'une petite heure avec mon toutou en préambule à mon petit déjeuner. Bref, je pense que le thermomètre était déjà au-dessus des 28°C et l'humidité à plus de 65% pour mes premiers tours de pédales.
J'ai bien compris qu'avec un gravel, en période de canicule, il fallait privilégier le mode "route" plutôt que le mode "tout-terrain". L'avantage de la route, c'est que la vitesse de déplacement est relativement plus importante, et donc l'air te refroidit le burlingue bien plus fort. Quand tu roules à 15km/h sur une piste ou 10 dans un sentier, ton corps semble en ébullition ; même à l'ombre d'une forêt en ce moment.
J'avais aussi un but, une motivation pour me faire oublier les conditions météo : partir en reconnaissance en préparation de mercredi soir, rendez-vous prévu avec l'éclipse. La dernière en France pour ceux de ma génération car la prochaine est prévue pour 2081. Bref, je serai déjà bien sec. N'est pas "Jeanne Calment" qui veut !
J'ai partagé l'info sur les réseaux sociaux, mais si comme moi tu t'en détaches de plus en plus, je te la refourgue ici. Il y a un site web qui t'indique le taux de visibilité du phénomène en fonction de l'emplacement que tu as choisi. En revanche, je ne te donne pas l'endroit de mon choix parce que sinon on risque de s'y retrouver à une floppée et j'ai envie de profiter de l'instant en silence. Pour me faire pardonner, je peux te donner des idées : le Cap d'Antibes, sauf si tu ne veux pas te mettre dans les bouchons pour y aller et en revenir. Sur Roquefort-Les-Pins, monte vers le Chemin de Debram en partant du Chemin du Camouyer. S'il y a une antenne téléphonique dans le coin, c'est que l'horizon y est plutôt dégagée. Et vers l'ouest en plus !
Et ma sortie gravel dans tout ça ?
99% sur route comme expliqué plus haut. Je me suis rendu sur Plascassier, puis monté sur le plateau qui domine Mouans-Sartoux à l'ouest, mais je n'y ai pas trouvé l'emplacement idéal. La vue vers le soleil couchant y est masquée la plupart du temps par de grandes haies qui cachent les propriétés environnantes. Je suis redescendu vers Mougins et me suis aventuré en bordure de La Valmasque. Un petit tour de l'étang de Fontmerle plus tard, je reprenais la direction de la maison.



Je suis rentré en m'aspergeant abondamment et en buvant jusqu'à le dernière goutte de mes deux gourdes. Les vieux il faut qu'ils s'hydratent beaucoup plus. En plus ils n'ont pas la sensation de soif paraît-il. Moi j'ai eu soif tout le long du parcours. Tellement que je me suis ouvert une bière en rentrant à la maison. Et je l'ai même bue au milieu de ma piscine.
Non je ne suis pas riche, non. J'ai juste eu beaucoup de chance et surtout de la patience.