Fut un temps où je rejoignais le Var à vélo, mais celui-ci est révolu. Et d'ici que j'y parvienne de nouveau, de l'eau aura coulé sous les ponts. Avec le réchauffement climatique il en coule de moins en moins ; ça risque de prendre un certain temps, voire un temps certain.

Vous me suivez toujours ou j'ai déjà perdu 3/4 de mes lecteurs ?

 

 

Voilà ma première chemise de gravel. Pour tout vous dire, je cherchais au départ une boite sur le Web capable de confectionner des chemises entièrement personnalisables comme on en trouve beaucoup pour la fabrication de maillot de cyclisme un peu trop moulants pour mon goût. En ce qui me concerne, ils me moulent surtout le bide !  Je n'ai rien trouvé en "sur-mesure" ou une quelconque solution pour proposer au club du R4RC l'achat de tenues avec nos sponsors. Et c'est sur le site Internet de la marque "Orion Ride" que j'ai décidé de dépenser quelques euros. Vous y trouverez pléthore de modèles à partir de 27€ et jusqu'à 40€ auxquels vous devrez rajouter 10 balles de port environ. La chemise est en polyester et élastane. De ce fait, elle est extensible et donc très confortable pendant l'effort. Bonne ventilation et évacue plutôt bien la transpiration en séchant rapidement. Elle est équipée de 2 poches zippées au niveau de la couture latérale, cousue au dos. Je vous avouerais cependant que si vous ne chargez pas les 2 poches d'un poids relativement identique, votre chemise par en c...acahuètes (vous avez eu peur, hein ?). Il est possible que cela se produise si comme moi, vous avez opté pour une chemise bien large par rapport à votre corpulence. Si en revanche vous les aimez près du corps, sachez qu'elles sont également légèrement cintrées pour vous transformer en "Apollon du guidon" !

 

 

J'ai également testé deux nouveaux pneus tubeless. Depuis 2 ans, je roulais avec des gommes Victoria, tout simplement parce qu'ils étaient parmi les moins chers et pas les moins bien notés dans les articles spécialisés. Pour débuter, ça m'allait bien, même si je les trouvais plutôt sensibles aux crevaisons. Heureusement, le liquide préventif a toujours fait son taf, mais entendre régulièrement un pneu qui se dégonfle sur quelques mètres avant qu'il ne se colmate, ce n'est jamais très rassurant et la sortie en est moins sereine. J'ai donc opté cette fois pour la marque française Hutchinson et ses 2 tubeless emblématiques du monde du gravel ; le "Tundra" pour la roue avant et le "Touareg" pour l'arrière. J'osais même acheter un diamètre plus gros pour le pneu avant en passant à une section de 45 en lieu et place de 42 (que j'avais toujours choisi à l'avant et à l'arrière). J'ai toujours eu des difficultés à faire confiance à une gomme sans crampons agressifs à l'avant, si bien que chez Victoria, j'avais opté pour un pneu polyvalent réputé pour évacuer rapidement la boue. Le "Tundra" reste très polyvalent, mais affiche fièrement une utilisation spécifique à l'avant. Petite anecdote pour les possesseurs du gravel polonais "Romet, Boreas 1", le "Tundra" en 45 ne supporte pas une pression supérieure à 2.5 bars. Au-delà, les crampons latéraux touchent la fourche ! Bon, 2.5 bars, c'est bien suffisant pour concilier rendement et adhérence, sans risque superflu de crevaison. M'enfin faut pas se la jouer Loïc Bruni dans les descentes non plus.

Tout aussi polyvalent, le "Touareg" à l'arrière présente des dessins tout à fait classiques avec de petits crampons très rapprochés pour augmenter la surface de roulement. Gonflé à 3 bars de pression (mon poids n'est pas loin des trois chiffres), je n'ai pas vraiment vu de différence d'adhérence lors de ma sortie, mais la section de 42 est parfaite.

Je ne pense pas avoir fait d'impair avec ces 2 pneus réputés et qui restent tout de même relativement abordables. Le temps me dira s'ils sont aussi résistants à l'usure, aux crevaisons. Car finalement, c'est peut-être moi qui dépasse le poids recommandé pour faire du gravel !