Ce jour vacant aura au moins eu le mérite de me permettre d'aller rouler juste après une petite balade avec mon chien. Mon compte Strava doit se demander ce qu'il m'arrive depuis quelques jours !
Je me suis décidé au dernier moment (comme souvent). Après avoir informé les gravelistes du R4RC de mon départ imminent pour une sortie en direction du Parc de la Valmasque, j'ai enfilé ma tenue de vélo en ne pouvant que constater que je rentrais difficilement dedans. Mon maillot de route en XL ne parvient plus à couvrir l'intégralité de mon ventre lorsque je me tiens debout. Autant dire que lorsque je suis sur mon vélo, à aucun moment je ne relâche mon guidon et ne relève mon buste pour détendre mes reins. Pathétique.
Il faudrait d'ailleurs que je me renseigne auprès de notre fournisseur de tenues au club du "Roquefort Riders Club" pour savoir s'il serait pas possible de nous confectionner des chemises (bien amples, hein les chemises !) de gravel aux couleurs de notre club.
Dès 9H00, je fermais mon portillon et je m'élançais sans avoir aucune réponse à ma proposition de sortie commune. Il faut croire que la "Journée de Solidarité" a encore de beaux jours devant elle.
Direction "La Valmasque", comme prévu. Sauf qu'il y a eu de l'imprévu. ET J'AIME ÇA !
J'avais décidé d'aller au moins jusqu'à Valbonne par la route, histoire de m'échauffer tranquillement. Chemin faisant, j'hésitais entre continuer en direction de Mougins par la route et repiquer ensuite sur le rond-point du Font de l'Orme pour m'enfoncer ensuite par les multiples pistes forestières du coin vers le stade de Mougins. J'optais finalement par bifurquer à gauche au rond point après la station Total (vous savez, là ou l'essence est encore à 1,99€ !) via la route du Parc. Je comptais ainsi rejoindre les Bouillides et pourquoi pas m'aventurer sur les itinéraires des prochains "Jeux de Sophia".
C'était sans compter sur un parking qui a surgit dans mon champ de vision sur ma droite à la sortie du "Hameau des Maures" quelques centaines de mètres après ce rond-point où j'ai pu lire rapidement sur un panneau en bois "Parc de La Valmasque". J'étais loin d'imaginer que le parc s'étendait jusqu'ici.

Sans réfléchir, je plantais un grand coup de patins (j'étais au moins à 82 Km/h !) pour virer sur les itinéraires qui s'offraient à moi :
- Une belle piste forestière avec une pente d'au moins 15% à gravir sur 200 mètres pour rejoindre la crête ;
- Un petit sentier monotrace sur le côté gauche, beaucoup moins pentu et qui m'inspirait fortement. Enfin, ce sont surtout mes jambes à ce moment là qui ont décidé.
J'ai pris à gauche. Cinquante mètres plus loin, j'étais piégé dans les baragnes. Je me suis même posé la question pourquoi je ne voyais pas ici et là des étrons et le papiers souillé qui les accompagnent quand on se trouve dans des endroits pareils. Mais non, rien. J'étais en train de "jardiner" entre les arbres abattus, les lianes de salsepareille ; soulevant mon vélo par-ci, par-là pour lui faire franchir des blocs rocheux, des racines. J'étais obligé de m'arrêter souvent pour m'orienter à l'aide de mon GPS sur le smartphone. Et enfin la délivrance. Je réussissais à ressortir sur la "Piste des Maures" ; essoufflé comme un boeuf, les jambes et les avant-bras lacérés.
Arrivé sur l'Avenue Maurice Donat (non non, pas le frère d'Alice !) j'aurais pu suivre mon plan initial : rentrer pour de bon dans le Parc de La Valmasque, sur les singles où pendant longtemps j'ai trainé mes roues de VTT, alors que mon fiston tapait du ballon rond au stade Mouginois 4 fois par semaine. Bon OK, d'accord, je n'y roulais pas 4 fois par semaine. J'alternais avec des soirées à la buvette.
Mais il faut croire que les efforts consentis du côté des Maures avaient laissé des traces, d'autant que la température montait à des valeurs de canicule. J'optais pour un début de retour en traversant le Parc des Bouillides. Puis remonter sur Amadeus pour aller pêcher une piste qui me ferait plonger dans le vallon de la Brague. Au frais.
Je débouchais ensuite au niveau du Lycée Simone Weil de Valbonne. J'aurais pu emprunter la Piste du Macaron, mais mes guiboles me semblaient déjà bien émoussées, et surtout ma gourde était bientôt à sec. J'avais encore tout le bois de Darbousson à traverser et le centre de Roquefort ; en plein cagnard.
Allez savoir si je ne commençais pas à divaguer, mais je m'imaginais déjà avec une belle pinte de bière fraîche à la main en rentrant. Quand ce fut fait, j'ai eu le nez fin de ne me servir qu'un verre de 25cl d'Affligem parce que sinon je crois que je serais encore en train de ramper sur ma terrasse !
33 Km et 500m de D+, quasiment 2h de gravel ; je crois que j'ai atteins mes limites de forme actuelle. Néanmoins, le plaisir de rouler est de retour, même si j'ai mal partout. Je ne vous détaille pas mes maux, la liste est trop longue.
1 Commentaire de Chichi -
Coucou mon copaing !
Bon je te laisse encore un peu te remettre en forme avant de nous lancer dans une petite virée à vélo qui fait mal les jambes les deux
2 Commentaire de Bertrand -
Rhoooo, mon Chichi
Ce sera en gravel ou en VTT. Mon route à rendu l'âme :/
Pleins de poutous baveux