Depuis que le Père Noël lui a apporté un VTT de 26', je n'avais pas roulé avec lui. En revanche, il est déjà sorti en tout-terrain deux ou trois fois avec son copain Arthur, accompagné de son papa Stéphan. Je pensais donc qu'il avait la maîtrise de son nouveau joujou. A priori, ce n'est pas encore le cas.

Quand nous nous sommes élancé en direction du Camp Tracier via le quartier du Romanil, j'ai rapidement pris conscience de son manque d'assurance sur un VTT bien plus grand que son 24' slooping. Je me suis donc lancé dans un petit cours de coaching histoire de lui rappeler les bases de la pratique du VTT, mais je me suis vite rendu compte que Colin était aussi et surtout fatigué. Mes messages pourtant clairs ne passaient pas. 

Nous avons donc terminé à pieds les derniers mètres un peu techniques avant de traverser la Miaine puis la route de La Colle. Sur la piste de Debram, je lui ai demandé de monter tranquillement. Il devait vraisemblablement être déçu de sa petite condition et souhaitait donc en rajouter une couche pour ne pas me décevoir. J'ai vite calmé ses ardeurs :

"On est là pour se promener et se faire plaisir, Colin. Ce n'est pas une course !"

 

 

J'en ai profité pour parfaire le réglage de sa hauteur de selle en lui gravant un repère afin qu'il puisse la descendre et la relever seul. Puis nous nous sommes élancés dans le "Single XC des Feuilles mortes" après lui avoir donné mes derniers conseils ; notamment essayer de garder un peu plus de vitesse et regarder de plus en plus loin devant sa roue au fur-et-à-mesure que celle-ci augmente.

C'est ainsi qu'il a commencé à reprendre confiance en lui et en son matériel. On a poursuivi notre contour par le nord de Camp Tracier et même effectué la DH, mais cette fois, Colin a réclamé que je lui ouvre la route afin de lui montrer les trajectoires. J'ai donc fait de gros efforts pour ne pas enclencher mon mode "bûcheron" !

;)

Dès lors, je pense qu'il avait assimilé le passage aux roues de 26' car je l'entendais se surprendre lui-même d'avoir réussi à franchir certaines zones qui - il faut l'avouer - restent assez techniques puisque relativement caillouteuses. D'autant que ce versant de Camp Tracier n'est pas réputé pour être sec en plein hiver.

Je n'en restais pour autant pas convaincu de la forme de Colin. Quand il a fallu remonter la piste du Castellas, il s'est plaint d'une petite douleur à la cuisse gauche. Comme une sorte de panne. Dès lors, nous avons pris tranquillement le chemin du retour.

 

 

Et c'est exactement à cet instant que mon GPS Garmin Edge 510 a bugué lui aussi ! Il faut croire qu'il n'avait pas vraiment envie de rentrer. Un peu comme moi. Première fois que ça lui arrive depuis son achat il y a au moins un an. À surveiller, donc.