Je me suis donc contenté de deux jours où - entre deux barbecues entre amis et famille - j'ai pu m'échapper à vélo après une belle balade à pieds avec mon Toutou. Mais malheureusement, pas assez de temps devant moi pour prendre la voiture et aller rouler à la limite du département.
Qu'à cela ne tienne ; il y a déjà de quoi faire ici sur Roquefort-Les-Pins et alentours en gravel. J'enfourchais donc mon Romet vers 10h00 sans itinéraire prédéfini en tête. Bizarrement, je pensais beaucoup plus à une possible chute ou accident avec un tiers durant cette sortie. Samedi, c'est ce qui est arrivé à un ami et qui heureusement s'est terminé sans trop de bobos, ni de casse matériel. Mais forcément, il faut garder à l'esprit que notre pratique n'est pas sans risques. C'est bien pour cela que l'on porte un casque.
J'aime bien commencer par de la route, pour l'échauffement ça me va bien. D'autant que je suis devenu un bon vieux diesel. Je me suis dirigé vers Le Rouret avec l'intention d'entrer dans le Parc Naturel du Sinodon par le nord, mais parfois mes souvenirs d'itinéraires sont assez flous et plutôt que de m'égarer à froid, je préfère assurer vers les destinations que je choisis. Et puis parfois il est difficile de rester concentré ; notamment quand c'est un pote vététiste de renommée qui t'interpelle lors d'un dépassement et qui ne cache pas sa surprise de te voir à nouveau sur un vélo en affichant un grand sourire moqueur.
Je suis donc redescendu au rond-point de la déchetterie pour plonger dans l'impasse du Molinaire. J'ai poursuivi par les pistes que j'arpente en long, en large et en travers avec Vasco, en prenant soin de bien respecter la présence d'un de ses congénères quand j'en croisais un. Je ne crains pas du tout les chiens, mais je ne comprends pas comment les vététistes peuvent croiser un canidé en liberté sans ralentir le moins du monde leur allure. Mon chien n'est pas du tout agressif, il n'a jamais mordu personne. Mais quand un cycliste passe trop vite près de lui, il se met à courir derrière le vélo en aboyant. Je ne sais pas si c'est parce qu'il en a peur ou s'il veut jouer. Je vous dirai ça quand je commencerai à l'emmener avec moi à vélo. Bref, je ralentis quand je croise un chien. Je ralentis aussi quand c'est un randonneur. On est pas à l'abri d'un cailloux qui pète sous un pneu et qui fuse en direction de la personne.

J'ai poursuivi vers Darbousson, traversé la route de Sophia et plonger dans le vallon de la Brague. Je suis ensuite remonté vers la piste du Peical pour rejoindre la route du Val Martin puis Valbonnne. Je traversais ensuite le parking du centre ville et m'octroyais un bout de bitume jusqu'à Plascassier. J'y faisais un passage en plein centre-village puis rejoignais ND du Brusc par le chemin de Bramafan. Je poursuivais vers le bois d'Opio, le golf de La Bégude, puis je rentrais à nouveau dans le Sinodon pour terminer mon périple par la déchetterie.
J'ai une remarque à faire concernant l'application Strava : dommage que notre activité "vélo" ne mentionne pas le pourcentage de route goudronnée et de piste en terre lorsqu'elle s'enregistre. Pourtant, quand on cherche un itinéraire via le menu "Carte", ces dernières mentionnent la proportion de bitume et de tout-terrain. Bizarre.
Pour la petite histoire, ou plutôt pour que mon article coïncide avec son titre ; après une bonne sieste hier après-midi, je suis allé voir le dernier film de Spielberg : "Disclosure day". Vous connaissez mon attachement au sujet "OVNI/extraterrestres", et bien si vous prenez ce sujet au sérieux, n'allez pas voir ce film. Comme la plupart des nanards américains, il faut des cascades, des crissements de voitures, de fusillades qui ne touchent jamais leur cible, et ça en tue le vrai sujet. Y compris quand le scénariste use de la poésie et des métaphores pour masquer la réalité et montrer de jolis animaux des bois plutôt que de vilains extraterrestres. Bordel : nous ne sommes pas les seules intelligences dans l'Univers, et oui nous avons des preuves que ces intelligences nous ont déjà rendus visite ici sur Terre. Point barre.
Pour terminer ce billet, je vous informe que j'espère venir à bout de mes maux de dos après une prochaine infiltration sous scanner au niveau du rachis lombaire, prévue mardi. J'espère être en mesure de pédaler le week-end prochain. Ensuite je m'occuperai de soigner mes cervicales qui ne valent guère mieux. C'est pas beau de vieillir.