C'est un peu mon petit souci actuellement. Il m'est difficile de partir à la fraîche pour aller rouler. Je me lève toujours à 5H10, cinq fois par semaine, et sincèrement, les week-ends, même si je ne dors pas profondément, j'aime prolonger mes nuits jusqu'à 7H00 au moins. J'aime prendre mon temps pour avaler mon petit-déjeuner, et j'aime partir promener mon chien pour une bonne heure plutôt que de lui fermer la porte au nez comme je le fais en semaine.
Quand on rentre de balade, il est déjà 9H00, voire 9H30. Le temps que j'enfile ma panoplie de Romain Bardet, il est 10H00, minimum. Et déjà le thermomètre affiche 30°C.
J'ai pensé à partir rouler avec Vasco. Mais il y a pas mal de paramètres qui m'en dissuadent encore :
- L'obligation de démonter le vélo pour pouvoir le faire cohabiter avec mon chien dans le coffre.
- Quid du comportement de Vasco si je pédale à ses côtés ? Va-t'il renifler, uriner partout au point qu'il me faille poser pieds à terre tous les 50m ? Va-t'il s'échapper derrière un gibier comme il en a de temps en temps la folie ? Ou derrière un vététiste ou un jogger ?
- Où pourrais-je rouler pour que ce soit praticable pour moi, tout en restant à proximité d'un cours d'eau ? Vasco est noir et monte assez vite en température ?
- Combien de temps pourrais-je rouler les premières sorties ?
Je pense que temps que je n'aurais pas essayé, je n'aurais pas de réponses.
Bref, pour ce qui est de ma sortie d'hier, donc ; je suis parti vers 9H30. Je n'avais pas dans l'optique de ne faire que de la route, mais l'oubli de ma sacoche de réparation m'en aura persuadé. D'autant plus que mon pneu arrière était bien entamé, je ne voulais pas prendre le risque de rester en rade au milieu des bois sous la canicule. (Oups, j'ai prononcé le mot tendance du moment !)
Et puis en me laissant glisser vers "Vallon Rouge", je me disais qu'il y avait un sacré bout de temps que je n'avais pas réalisé cette bouche référence RLP-La Colle sur Loup - Pont du Loup - Bar sur Loup - Pré du Lac - RLP. Et puis même à 10H00, la Vallée du Loup reste relativement fraîche.
J'ai roulé à mon train. J'aurais pu accrocher des roues sur quelques centaines de mètres ; mais à quoi bon ? J'ai envisager bifurquer à gauche pour me diriger vers "la papeterie", mais je craignais la montée finale en plein soleil. Je suis resté sagement sur mon itinéraire jusqu'à Pont du Loup où je ne me suis pas arrêté à la fontaine. Trop de monde. Des cyclistes évidemment, mais aussi des automobilistes garés n'importe comment, les mains sur les hanches, à regarder les coureurs se rafraîchir ou leurs belles machines de torture.
Après avoir franchi le pont, j'ai aperçu un papy devant moi, qui roulait franchement doucement. J'ai envisagé faire route avec lui jusqu'à Pré du Lac, histoire de papoter tranquille en plein cagnard sur ce versant de montagne où domine Gourdon. Mais qui me dit qu'il avait envie de papoter ? De mon côté, j'étais sûr de ne pas vouloir m'encagnarder, et encore moins de souffrir si jamais papy avait décidé d'un coup de me fausser compagnie. J'ai donc pris l'ancienne voie de tramway, bien plus étroite et donc plus ombragée. Avec nettement moins de trafic aussi !
Comme c'est bon de n'avoir comme objectif que se promener. Tout comme il est bon de s'asperger abondamment d'eau tiède afin de sentir un peu de fraîcheur sur les épaules et le ventre quand le temps de la descente sur Roquefort fût venue.
À 11H10, j'étais rentré. Un peu tôt pour une bière. Enfin j'ai surtout senti que j'avais avant tout besoin d'eau. De beaucoup d'eau. La bière est venue plus tard ; après la douche.
C'est mon pronostic pour le match "France - Suède", de demain soir. Mais non, je déconne ! C'est le nombre de cyclistes qui m'ont doublé lors de ma sortie d'hier et le nombre que j'ai doublé. Heureusement que je suis pas parti plus tôt dans la matinée, je crois le score aurait pu être dix fois plus en ma défaveur !