Les yeux plus gros que le ventre

Ou plutôt "Le ventre plus gros que les jambes" !

Je reviens de vacances. Vingt jours sans vélo. Vingt jours à profiter de la vie, des bons plats du terroir et de leurs bonnes boissons qui les accompagnent. D'est en ouest et du nord au sud, j'ai pu tout goûter et me régaler ; sans penser à la reprise.

Je n'ai donc pas été surpris, lorsqu'au lendemain de mon retour, j'ai souffert sur mon VTT sur seulement quelques petits kilomètres. Ce qui ne m'a pas empêché de proposer une sortie de vélo de route encore plus longue à Stéphane ; mon ami depuis l'adolescence pour le vendredi suivant. Si je n'en avais pas la condition, j'en avais surtout envie.

 

Aussi parce que ; en villégiature sur Roquebrune-Cap-Martin ; l'itinéraire que je lui avais préparé me faisait sortir de mes routes habituelles. Une ascension du Col de La Madone, puis celle du Col de Braus. Pratiquement 2000m de D+ pour 70 km ! Je me suis pris pour Superman.

Je voulais aussi voir ce qu'il restait dans le ventre de Stéphane depuis ce tout début des années 90 où il aurait pu devenir cycliste professionnel. Son refus catégorique de prendre la moindre substance pour pédaler tant que sa santé était bonne lui aura barré la route d'une possible carrière sur le vélo. Pas de regrets cependant puisqu'il mène aujourd'hui une vie heureuse en travaillant dans un tout autre domaine.

Et moi, avec mon régime "huîtres et blanc sec", j'ai vite compris en grimpant vers Saint-Agnès que la matinée allait être difficile, d'autant que Stéphane semblait avoir gardé un bon coup de pédale. J'ai même opté pour une descente sur Peille via le Col des Banquettes plutôt que par celui de La madone. Tant pis pour le PR sur un des segments Strava les plus courus du coin. Et pour information, la route n'est pas idéale au sommet, à moins que vous vous y rendiez en gravel !

 

 

On a pris le temps de savourer. Le plaisir de rouler était supplanté par le plaisir d'être ensemble ; tout simplement.

Je mangeais deux pâtes d'amandes en arrivant du côté de l'Escarène car je sentais comme une fringale arriver et en grimpant le Col de Braus à une allure digne d'un Tom Simpson avant son malaise dans le Ventoux ; je me laissais bercer par le réconfort d'un hypothétique soda caféïné sucré au sommet. Manque de bol, la buvette était fermée. le Covid-19 aura eu raison de son chiffre d'affaire.

Heureusement, il ne restait guère que la route du Col Saint-Jean à parcourir sur un long faux-plat montant puis se laisser glisser vers Menton pour l'heure de l'apéro. Forcément, histoire de me tanner un peu, Stéphane n'aura pas manqué de me proposer quelques détours vers Sospel ou Castellar alors qu'il ne faisait que m'attendre depuis le départ ou presque.

Mais quelle fabuleuse matinée. Stéphane n'est pas mon meilleur ami pour rien.

 

 

 

Et pardon pour tous ces bruits parasites sur mon vélo qui t'ont pourri la vie ; "Chichi". Les pièces sont commandées et une bonne révision s'impose !

;) 

 

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